"Nos passions possèdent leur propre sagesse, elles guident notre pensée ainsi que le choix de nos valeurs, et assurent notre survie." – Daniel Goleman

L’Effet Koulechov incontournable ?

Salut à tous, oui, 2ème article dans la même journée. Suite à une conversation à propos de la « magie » du montage vidéo, le sens et la compréhension il y a quelques jours, je me suis poser une question auquel j’aimerais vous faire part. Mais avant ça, pour ceux qui ne savent pas ce qu’est l’effet Koulechov, ou qui aurait oublier ce que c’est, je vais l’expliquer et/ou rafraîchir la mémoire de certains.

Lev Koulechov est un théoricien russe qui a fait une expérience très intéressante sur le montage vidéo, mise en place en 1922 dans une école de cinéma dont il était directeur.

L’effet Koulechov :

L’effet Koulechov est la propension d’une image à influer sur le sens des images qui l’entourent dans un montage cinématographique. Ainsi, les images ne prennent sens que les unes par rapport aux autres, et le spectateur est amené inconsciemment à les interpréter dans leur succession et non de façon indépendante. Cet effet est le fondement de la narration cinématographique.

L’expérience :

Il choisit un gros plan de l’acteur russe Ivan Mosjoukine dans lequel celui-ci est particulièrement inexpressif. Il fait alors trois tirages de ce plan qu’il fait précéder de trois images différentes.

Dans le premier montage, avant le plan de Mosjoukine, il insère un gros plan d’une assiette de soupe. Dans le second montage, il insère, à la place de l’assiette de soupe, un cadavre dans un cercueil. Enfin, il insère un plan d’une femme allongée sur un canapé. Interrogés après le visionnage de chaque séquence, les spectateurs doivent caractériser le sentiment exprimé par l’acteur.

Dans le premier cas, les spectateurs croient percevoir la faim, dans le second la tristesse, et dans le dernier le désir.

Source : Wikipedia

Voici une vidéo de l’expérience menée par Koulechov :

Maintenant, ma question :

_ Est-ce que l’effet Koulechov est incontournable ?

Je veux dire par là, que dans le processus de compréhension, nous avons à faire à une expérience qui s’avère vraie et presque inéluctable. Le simple fait de disposé les plans dans un ordre différent aurais donc un tout autre sens, même sans paroles.

Faire abstraction de « l’effet-K » ne nous aiderais-t-il pas à améliorer (ou changer) notre vision du cinéma ? Le cinéma expérimental en serai le résultat ?

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